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OBJECTIF
MONTAGNE
Défendre la
spécificité montagnarde,
promouvoir
l'excellence territoriale

les missions de l'Anem
l'organisation
les actions
les résultats
les perspectives

1) -
Les missions de l'ANEM
L'ANEM, regroupement de collectivités et de
parlementaires, a été constituée pour représenter et défendre
la spécificité montagne au niveau national.
La mise en uvre de cet objectif est particulièrement justifiée par
la situation des communes, départements et régions de montagne.
 | Les collectivités de montagne ont des problèmes
spécifiques liés à l'altitude, au climat, au relief, à la pente, à l'isolement, etc.
Elles doivent pouvoir disposer, sur le plan national, d'un moyen d'expression spécifique
qui porte fidèlement leurs préoccupations et défende leur prise en compte dans les
politiques publiques. |
 | Les collectivités de montagne ont des problèmes
communs. Elles doivent pouvoir en débattre ensemble et pour cela disposer d'un lieu de
rencontre et d'échange. |
 | Les collectivités de montagne sont en concurrence dans
l'affectation des moyens avec les autres régions. Elles doivent pouvoir peser sur les
arbitrages de l'Etat en constituant une véritable force politique pour faire jouer à bon
escient la solidarité nationale. |
 | Les collectivités et les territoires de montagne sont
dans des situations économiques et financières très inégales. Elles doivent pouvoir
disposer d'un lieu d'exercice de solidarité |
 | Les collectivités de montagne se
situent dans un environnement législatif et réglementaire complexe. Elles doivent
pouvoir disposer d'appuis, de conseils, d'aide à la décision.
Cinq bonnes raisons de se retrouver au sein d'une
association qui a pour objet d'assurer ces cinq missions majeures : moyen d'expression de
la spécificité montagnarde, lieu de rencontre et d'échange, force politique au service
de la montagne, instrument de solidarité interne, outil de service.
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2) - L'organisation de l'ANEM
Pour réaliser ces cinq missions fondamentales,
l'ANEM a constitué une forte organisation plongeant ses racines dans tous les massifs.
Les adhérents.
L'ANEM regroupe en son sein les trois niveaux de
collectivités territoriales : communes, départements, régions, et les parlementaires.
Elle a ainsi une vision complète des problèmes de montagne en même temps qu'elle crée
une synergie entre ces quatre catégories d'élus.
Elle compte actuellement parmi ses adhérents:
- 4 000 communes,
- 42 conseils généraux,
- 10 conseils régionaux,
- 240 parlementaires,
soit au total, en tant que personnes physiques, 6 000 élus.
Les relais.
Au Parlement l'ANEM dispose de deux puissants relais
que sont les groupes montagne de l'Assemblée nationale et du Sénat. Au plan européen,
elle a constitué, avec d'autres associations ou collectivités européennes :
l'Association Européenne des Elus de la montagne.
Les
partenaires.
L'ANEM a engagé des partenariats
féconds avec :
- l'administration, dont le mode de
gestion est de moins en moins régalien pour laisser place à la concertation,
- de grands établissements bien
implantés en montagne : EDF, CLF, Crédit agricole,
- des entreprises qui souhaitent
valoriser leur image dans une action d'intérêt général (Primagaz.)
- les socio-professionnels ou autres
associations spécifiquement montagnardes qu'elle retrouve d'une façon organisée au sein
du CLAM (Comité de Liaison des Associations de Montagne),
- la ville de Chambéry pour
l'organisation du Festival des métiers de la montagne, Grenoble
- des associations étrangères telles
que l'UNCEM en Italie, etc.
Les
moyens d'action.
Ceux-ci sont principalement de trois ordres :
- financiers : 6 MF, en provenance, à 95% des cotisations,
- humains: une équipe
technique de 9 personnes,
- médiatiques: une revue mensuelle, Pour
la Montagne, tirée à 8 000 exemplaires, qui permet de faire connaître les positions de
l'association, d'assurer un compte-rendu d'action aux adhérents et d'informer
spécifiquement sur les questions de montagne.
Capacité à ressembler les collectivités lui
permettant d'acquérir une forte légitimité et représentativité, à disposer de relais
d'influence dans les milieux décisionnels, à engager les grands acteurs économiques au
service de la montagne, à analyser et à proposer, constituent les points forts de
l'association.
| Fonctionnement
et ressources
la direction de l'ANEM est assurée
par:
- l'Assemblée générale qui se
réunit tous les ans dans un massif différent,
- le Comité Directeur de 90 membres,
- le Bureau de 30 membres, animé par le
Président et le sécrétaire gébéral.
Au niveau département l'ANEM est
représentée par deux délégués.
L'ANEM organise tous les ans des
réunions dans chaque département à l'attention des élus de montagne.
Le financement de l'ANEM repose
essentiellement sur les cotisations de ses adhérents; outre une cotisation forfaitaire, la contribution des collectivités
est calculée au prorata du nombre d'habitants.
Le budget de l'ANEM
s'établit à environ 6 millions de francs. |
3)-
Les Actions
L'ANEM est présente sur l'ensemble des questions
intéressant la montagne.
Elle a choisi cependant d'inscrire dans la durée cinq
priorités bien ciblées.
Les ressources financières.
L'action de L'ANEM vise à réorienter globalement
vers la montagne les concours financiers et à assurer une meilleure péréquation grâce
à trois types de mesures : modification de critères de répartition (critères d'espace
plutôt que de population), création de dotations nouvelles (DDR ... ) ou de nouveaux
fonds (FITTVN ... )
Les conditions de
vie.
L'objectif prioritaire est le maintien
et la modernisation des services publics grâce au coup d'arrêt donné à leur retrait
(moratoires), à l'abandon de la décision administrative unilatérale au profit de la
concertation (commissions départementales), à des engagements contractuels de maintien
(schémas départementaux, contrats de service public), au renouvellement des modes de
fonctionnement.
La coopération.
Il s'agit de renforcer les
solidarités locales grâce à la mise en uvre de formules mieux dotées
financièrement (DGF), plus péréquatrices (fiscalité propre), plus démocratiques
(représentation communale), et ainsi d'accroître la capacité d'action des
collectivités.
Les territoires
défavorisés.
L'objectif est d'arriver à un réel
rééquilibrage territorial grâce à un effort mieux ciblé sur les zones fragiles (ZRR),
un rattrapage en matière d'équipements et de services (DFM), à la mise en uvre de
mesures fiscales et sociales dérogatoires.
La gestion de
l'espace.
L'action de l'ANEM vise à redonner aux
collectivités la maîtrise de leur territoire grâce à la définition de nouvelles
règles en matière d'urbanisme et d'environnement, assurant un réel équilibre entre
développement et protection et à influer sur son évolution au travers de moyens
nouveaux (FGER..)
Réévaluation des ressources, égal accès au service
public, renforcement des structures locales, rééquilibrage du territoire, maîtrise de
l'espace, tels sont les objectifs majeurs que L'ANEM poursuit avec ténacité depuis dix
ans.
4)- Les résultats
Dix années d'action marquées par la
continuité de l'effort sur quelques axes prioritaires ont permis de modifier en
profondeur la situation. Deux aspects méritent d'être particulièrement soulignés.
Des collectivités plus fortes.
Leur capacité d'action a été sensiblement accrue e sur
le plan financier : par des attributions renforcées (DGF, DGE, DFM, dotation touristique,
FNPTP, etc. ), de nouvelles dotations (DDR, DSR), de nouveaux fonds, e sur le plan
juridique : par la redéfinition de règles du jeu qui leur sont plus favorables
(aménagement, urbanisme, environnement), e sur le plan structurel : par la mise en place
et la généralisation de formules plus performantes en matière de coopération, a sur le
plan technique : par la mise à disposition de nouveaux outils pour mieux informer et
mieux conseiller, a sur le plan politique : par leur association plus étroite à
certaines décisions.
Des disparités moins fortes.
Cette réduction des disparités s'exprime :
- dans les moyens notablement accrus mis à la disposition
des territoires les plus défavorisés,
- dans les équipements structurants : la montagne
rattrape progressivement son retard, notamment au regard du désenclavement,
- dans l'accès aux services publics : la dégradation
paraît stoppée, de nouvelles formes d'organisation apparaissent,
- dans la création d'activités et le renouveau
démographique que connaissent un nombre important de cantons,
- dans le statut des zones de montagne: une véritable
reconnaissance de leur spécificité.
Renforcement des collectivités de montagne,
rééquilibrage interne et externe de la montagne, tels sont les deux
résultats majeurs de l'action de l'ANEM, qui reste parfaitement consciente que l'on est
loin encore de l'égalité des chances mais qu'une nouvelle dynamique est créée, qu'il
faut entretenir et accélérer.
5)- Les
perspectives
La politique nationale de la montagne est loin d'avoir
épuisé ses vertus dans la mesure où la nécessaire prise en compte de la spécificité
et des difficultés de la montagne - obligation inscrite dans la loi montagne - demeure
tout à fait d'actualité. Mais deux acteurs essentiels du développement local ne se sont
pas encore réellement engagés : les régions et surtout l'Europe.
La politique de massif
La loi d'aménagement du territoire a prescrit la mise en
uvre de politiques interrégionales de massif au travers, notamment, des schémas
interrégionaux. Ceux-ci doivent conduire à un engagement beaucoup plus important des
régions en faveur de leur zone de montagne. La politique de la montagne doit désormais
se décliner en politiques de massif.
La politique européenne de la
montagne.
L'Europe communautaire n'a pas encore donné. Elle
doit devenir un élément essentiel du dispositif. Déjà une Charte européenne des
régions de montagne a été adoptée sur l'initiative des élus de montagne par le
Conseil de l'Europe. Elle doit trouver sa traduction dans des mesures concrètes. L'ANEM
en fera une de ses priorités.
La capacité d'intervention de l'ANEM dépend étroitement de la mobilisation de
ses adhérents et des moyens qu'ils mettent à sa disposition. Tout ce qu'elle a réalisé
jusqu'ici c'est en effet à eux qu'elle le doit. Tout ce qui sera fait dans l'avenir
dépend d'eux.
AU CREDIT DE L'ANEM
Un choix des mesures obtenues par l'association :
- Dotation voirie DGF.
- Doublement en montagne (1985)
- Dotation fonctionnement minimale (1985/88/91/93/95)
- Nouvelle politique des services publics (1986193195)
 | Critères voirie DGE (1988) |
 | Critères superficiaires DEM (1988) |
- Réforme de la dotation touristique (1988/1990)
- Réforme de la coopération, communautés de communes
(1992)
- Création de la DDR (1992)
- Critères superficiaires DSR (1993)
- Modifications (les règles d'urbanisme (1993/95)
- Réinterprétation de la Convention alpine (1993/95)
- (,huile européenne des régions (le montagne (19931
94195190)
- Transfert DGF Ile-de-France vers DSR et DFM (1995)
- Politique As zones fragiles ZRR (1995)
- schémas interrégionaux de massif (1995)
- Renforcement des comités de massif' (1995)
- Financement du FITTVN (1995)
- Rénovation du CNM (1996)
- Fonds neige (en préparation)
En termes financiers, bénéfice estimé de ces mesures : près
de 3 milliards de francs annuellement.
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